Réveil (20231013)
Il préféra ne pas trop traîner de peur de s’engourdir, prit une douche rapide et sortit marcher. Rien ne semblait avoir changé. En prenant le chemin bordé de haies, il aperçut la ferme abandonnée interdite d’accès par une simple ficelle, quelques chênes plus loin commençait la pelouse toujours impeccable, en toutes saisons, des Rodier, leur pavillon au centre du terrain et les jardinières de géraniums alignés autour de la terrasse. Le chien, lui, n’était plus le même, il semblait très jeune et le poursuivait de l’autre côté de la clôture en jappant. Il retrouva la forêt, plutôt le bois où lui et ses copains s’étaient construit des cabanes de héros, puis d’amoureux souvent éconduits, pas facile de convaincre les copines de les suivre jusque dans leur territoire de Robinsons en herbe. Il se surprit à sourire. De bons souvenirs. Il avait eu de la chance de grandir ici plutôt qu’en ville. Il réalisa qu’il serait toujours de ce coin de terre.
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