Petitrenard (20231023)
Ça fait bien longtemps que je n’ai aperçu Petitrenard en fermant les volets.
Sauvage, vivacité et couleur de feu dans la rue quadrillée des faisceaux de phares et de lampadaires.
Moyen-duc et duo de chouettes soufflent de la poudre d’univers dans la nuit faussement sage du bourg. Si vous laissez vos fenêtres ouvertes et que vous accueillez le silence crépusculaire, vous décèlerez un souffle léger. Ce ne sera ni une bise, ni un coup de vent, mais les ailes étendues des veilleurs qui tournent à hauteur de toits et chassent les mauvais esprits comme des pièges à cauchemars.
Petitrenard lui aime se glisser dans les passages de jardins, entre deux murs, attiré par les poulaillers, les composts ou les poubelles égarées. Ce qu’il préfère, c’est bien sûr chasser, s’élancer de tous ses muscles, de toute son adresse, sur une proie palpitante, la vaincre et la savourer.
Petit conquérant qui se laisse parfois apercevoir depuis nos fenêtres éclairées.
frr