Album (20231218)
Des arbres graphiques et le rossignol annoncent l’hiver, le faon et les primevères le printemps, les papillons et les champs de blé l’été, l’écureuil et ses noisettes l’hiver.
Dans les paysages traversés, travaux ou vacances se relèvent en double page, la route s’enfonce et les saisons chantonnent : course du soleil, vert des frondaisons, veaux et agneaux, superposition de gris. Voilà la rentrée et l’angoisse légère de la classe supérieure, les hivers soyeux et leurs journées glacées, la neige qui joue. Les douceurs printanières laissent les blousons accrochés aux cintres, fi d’en avril ne te découvre pas d’un fil. De nouveau la torpeur estivale, si longue, trop courte, libérée de l’école, prête à toutes les découvertes. Premières fois, balades en vélo, soirées dans la grange.
Un parfum, une lumière, un pépiement, présent flouté d’intemporel sous un velours de poussière.
Frr