A l’ombre du Puy-de-Dôme (20240223)
De l’après-rasage se mêle aux pains briochés, matinés de gaz d’échappement.
Deux couettes courent, rient, un papa gronde, les rattrape et elles s’envolent dans ses bras.
Les pigeons l’ont bien compris, ce muret offre un siège aux badauds avec sandwichs et goûter, il distribuera une multitude de miettes renouvelables.
Sans prévenir, un trottineur double en traitre, son engin se faufile. Les passants devraient s’armer de rétroviseurs.
La rue pavée grimpe raide vers les flèches noires, déjà visibles depuis la Limagne.
Une échoppe de décoration douce et cosy, une librairie, mode ou ouvrages, du futile, du pérenne.
Les arrière-cours respirent en cachette, leurs balconnets, un escalier virtuose, des végétaux en jardinières.
Les sorciers noctambules ont abandonné des nuages en graffites accrochés au Puy, semble-t-il, endormi.