Nouni (20240203)
La nuit avait fermé les portes depuis quelques heures et Nouni se lovait dans son lit, une écorce creuse et sèche. De menues brindilles et miettes de feuilles comblaient le creux, par-dessus une étoffe contenait des plumetis, enfin sa couverture l’enveloppait comme une cape de rêves. Maman Nouna lui prodiguait câlins et chatouilles avant de lui raconter une histoire d’écureuil parce que Nouni adorait les écureuils. Papa Nouno passait la tête dans l’alcôve, puis ajoutait le dernier câlin avant le sommeil. Ravi et rassuré, Nouni resserrait sa couverture, se tournait sur la droite pour apercevoir la clarté dansante du feu auprès duquel les parents poursuivaient leur conversation. Il s’attachait à la mélodie de leurs voix et se laissait bercer. Parfois le vent ou la pluie variait la tessiture sonore. Et toujours il finissait par s’endormir…